L’amour n’est pas une idiotie, en faire un religion si.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Tout n’est qu’un programme
Un programme pour le programme
Sans finalité autre que le Fonctionnement
La reproduction
La répétition

Il n’est plus excusable de faire encore des enfants aujourd’hui
Des enfants pour ramper
Des enfants pour tuer
Des automates en devenir

Même les sentiments ne servent plus que le Fonctionnement
D’aucun nous expliquent que l’amour c’est pour réduire l’entropie
L’amour c’est technique
L’amour c’est scientifique

Ce n’est qu’une question d’hormones
Nous expliquent les réactionnaires «progressistes» à la mode
Ces imbéciles heureux prétendent même faire de la philo,
C’est qu’ils sont documentés !

De quoi épater la galerie à peu de frais
L’illusion du Savoir fait ses ravages
Ils ont inventé qu’il suffisait d’être cultivé
Ne comprennent pas qu’au contraire
Leur culture ne sert que leur crétinisme forcené

Ils ne savent pas penser, et sont triés sur le volet
Pour n’être qu’étalage vain
Listings catégoriels stupides
Avec un bon salaire à la clé ! 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Un des pires crimes de la pensée consiste à énoncer des vérités sans effectivité, et à s’en servir pour dominer autrui.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ce qui est sûr c’est que la «foi» est un bon calcul, bénéfique en terme d’intégration, argent, «amour» etc. et que l’opposition pragmatisme / idéalisme est fallacieuse. On est récompensé pour sa connerie et sa lâcheté en ce monde-ci, et les gens supérieurs dans leurs vues sont assassinés, écrasés etc. Seuls les médiocres (humainement parlant, qui peuvent parfois néanmoins être bons dans leur métier, l’un n’empêchant pas systématiquement l’autre) trouvent désormais leur place dans ce système de mort.
Pourquoi suis-je particulièrement tourné contre le christianisme ? Car c’est toujours le même «Dieu» (classiste, haineux, fourbe, vengeur...) avec des prétentions autres, car c’est le règne de l’hypocrisie. Dieu est l’ennemi du vrai, Dieu est sophisme et partialité, Dieu est Hitler, Dieu est Mâra. Bien sûr, les juifs qui ont «compris la leçon» (historique) et se tournent opportunément à nouveau vers Dieu d’une façon idôlatre, prêt à tout avaler, ne valent pas mieux !

Contrairement à ce que croient certains la question n’est pas d’y croire ou pas, car Dieu existe (s’exprime) et n’existe pas (rien s’exprime) à la foi, comme tout en ce monde. La question est d’avoir la foi ou pas.

Dieu veut par exemple le faux-semblant, que nous soyons «joyeux» dans un travail que nous ne ferions jamais sans la nécessité. Il appellera ce qui n’est rien d’autre que de la crainte «amour», le vol «propriété» (de celui qui s’accapare les moyens de productions, ou alors bien plus que nécessaire d’une manière générale). Dieu sert le capitalisme, il est une ruse «spirituelle» pour faire avaler la pilule. Il appellera «dévoué» celui qui ne fera pas preuve de solidarité avec d’autres employés victimes de mauvais traitements par exemple, quand bien même il se sentirait honteux. La notion d’ «amour» sera du même coup purement fonctionnelle, surmoïque, ne servira que la «cohésion» du tout. «Dieu» (le Système d’exploitation du domaine «conscience») va punir celui qui osera dire ce qui est dans ce domaine comme dans d’autres, Dieu est totalitaire et le totalitarisme lui ressemble, mais ce n’est qu’une sorte de programme.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Science : fausse dichotomie

A propos de la distinction matérialisme  / idéalisme : il se trouve que ces deux visions se rejoignent dans le sens d’un «arrière-monde», simplement les premiers supposent que cet arrière-monde est le monde des objets de la perception (cela peut même être un «quantum field» etc.) qui sont perçus et interprétés d’une certaine façon par le cerveau : ainsi la couleur bleu vient d’une certaine vitesse de vibration d’un champ électromagnétique (ou/et photons) qui rebondit d’objets en objets, le son de vibrations de l’air etc. Ca peut aussi prendre une forme telle que les sens percevraient je ne sais quel hologramme interprété par le cerveau (qui lui donc existe vraiment ?), en tous les cas toujours quelque chose comme un sujet interprétant et un objet interprété. Les autres tendent à penser qu’il y a un être derrière les êtres (*), tout en maintenant souvent un flou conceptuel délibéré avec références plus ou moins religieuses etc., tendant à voir dans les dernières découvertes un prétexte à revalider des vieux mythes, oubliant au passage que l’idée de matière est tout à fait judéo-islamo-chrétienne puisque le monde aurait été créé «en dur» et subsisterait depuis par lui-même (avec ou sans interventions divines suivant les tendances). On créé des parallèles inventés de toutes pièces entre des traditions et d’autres (car il est vrai que dans les traditions brahmanique, hindoue, bouddhiste il y a à un certain niveau de discours une «dématérialisation» du monde perçu comme une illusion, à l’instar «des» grecs d’ailleurs, sans vouloir rentrer dans les détails. Le mensonge matérialiste est une vision colportée à travers les siècles par les courants fondamentaux juifs, chrétiens et musulmans et autres courants plus ou moins syncrétiques ou d’inspiration... même s’il y a eu des courants «internes» plus ou moins divergents et pour ainsi dire brouillons)... La vérité étant simplement qu’il n’y a rien (de descriptible) derrière une perception, une pensée, une action etc. C’est peut être dur à admettre mais c’est pourtant la seule chose qu’on peut dire, à part le fait que cet indescriptible se manifeste par des lois (de la répétition) variables suivant l’échelle (pas de cohérence globale, à part si on veut à tout prix en trouver une), on ne peut ni dire que «nous» sommes séparables de l’illusion (car il faut que d’une certaine façon nous soyons fait pour elle), ni  que nous sommes cette illusion (car on peut comprendre qu’elle en est une). On ne peut ni se confondre avec le «substratum» ni s’en séparer. Les pionniers de la relativité (**) et de la physique quantique ont été trahis à la fois par les «matérialistes» et les «idéalistes», les uns tentant de nous vendre toutes sortes de modèles infiniment discutables créant eux-mêmes de nouvelles questions dans un cercle vicieux indéfini, les autres tendant à profiter de la situation pour diverger vers des flous plus ou moins «mystiques»... 


(*) Ou même quelque chose d’aussi farfelu qu’«awareness», confondant visiblement un état de la conscience avec la conscience elle-même, et par dessus le marché se réclamant du bouddhisme en disant ce genre de chose, quand bien même pour Bouddha le monde est lui-même illusion puisqu’il se réduit à pensée, vision, ouïe, saveurs, affects etc. (et que l’éveil sous-tend de s’en apercevoir), c’est à dire à ses manifestations. Ceci est l’essence du vrai scepticisme (ne rien rajouter à l’observable), non pas le fait de croire dans quoi que ce soit ! Par ailleurs un version de la physique quantique postulant des ondes autres que de probabilité ne tient pas (cf. https://www.youtube.com/watch?v=dEaecUuEqfc).
(**) Relativité qui pose déjà le problème de l’illusion : en effet la constante c ne devrait pas se manifester dans un monde où le vide n’a jamais été que théorique, car il n’y a théoriquement pas de degré de constance de la vitesse de la lumière, suivant la relativité même (un flux lumineux dans un vide absolu dotée d’yeux et d’instruments de mesure devrait voir un autre flux lumineux se rapprocher de lui à la stricte vitesse c et non pas plus). Le vide (même au sens ancien du terme) parfait n’étant pas concevable on devrait observer une vitesse des ondes électromagnétiques variable dans le «vide» intersidéral puisque des objets observables se meuvent par rapport à nous à des vitesse extrêmement proches de la lumière. On peut aujourd’hui aller tellement loin dans l’espace-temps qu’on devrait pouvoir observer des galaxies s’éloigner de nous à des vitesses infinitésimalement inférieures à celle de la lumière (pour ainsi dire une vitesse tellement proche de c elle-même qu’on ne pourrait saisir la différence, comme avec la lumière elle-même), donc même si on ne parvient pas à mesurer (apparemment) une vitesse de la lumière dans le «vide» interstellaire en général inférieure à c, on devrait dans le cas des galaxies perceptibles les plus éloignées au moins pouvoir «percevoir» (en fait calculer à partir du décalage vers l’infrarouge etc.) une vitesse de la lumière inférieure à c, loi de l’addition des vitesses relativistes à l’appui (avec une vitesse négative), hors je n’ai jamais entendu parler de ça. Pourquoi ? Est-ce parce que l’on n’a pas trouvé de galaxie s’éloignant à une vitesse suffisamment proche de c (c’est à dire tout juste avant l’horizon cosmologique) pour que l’addition en question laisse apparaître un ralentissement ? En tous cas la question mérite d’être posée. 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il y a un Autre non existant radical.

Le problème du hippie c’est que dès qu’il prend une douche il devient homme d’affaire.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Parce que j’aurais pu dire aussi, mais c’est vraiment nul...‘fin : Pour le Pet.

Gawk

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le mensonge veut faire croire que ce n’est pas un problème très important.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Féminisme

Par exemple : quatre femmes font une expos du 29 avril au 18 mai 2017, appelée Territoires Plurielles (vous saisissez le jeu de mot... saisissant ? suranné ? Je vous laisse choisir). Voilà un exemple illustrant typiquement le paradoxe «féministe» (en tant que principe, au-delà du mouvement qui porte ce nom, et sans présumer de quoi que ce soit concernant ces artistes, c’est très important) : lorsqu’il n’y a que des femmes participant à un projet, il faut à tout prix le souligner, souvent «humoristiquement», au risque de donner un coté systématiquement trivial aux productions des dites femmes.
Les productions d’hommes sont ce qu’elles sont, les productions de femmes sont et doivent rester à tout prix des productions de femmes (genrées).

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

D’être Candide-a vous n’êtes pas.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Lorsqu’il apparait clairement que tout n’est qu’un seul marionnettiste, que nous avons été dupé, que faire ?

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La réalité est la scène Imaginaire et Symbolique d’une vérité possible se rapportant au Réel, lui-même n’existant que par ces deux instances.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le problème du moralisme anti-discriminant c’est qu’il prend la personne pour ce qu’elle subit, car oui le désir est une tyrannie, en effet la seule chose qui vaudrait vraiment la peine d’être vécue en matière d’amour restera inaccessible, comme par hasard. Mais en même temps le désir centre le sujet car il est plénitude inaccessible, au-delà du descriptible, il a un caractère d’absolu. Rester centré sur le Désir est s’approcher de l’éveil bien plus surement que de faire des «compromis» (sans parler du mépris que suppose un tel compromis, où l’autre est supposé s’accepter comme «pas vraiment ça», ce qu’évidemment on ne pourra lui avouer, pour ne rien arranger...). La voie de l’éveil n’est en effet pas ce que croient certains, une voie linéaire, où l’intensité de l’éveil serait inversement proportionnelle à celle du désir, c’est le contraire, car il est aussi question de vérité : plus je suis centré sur quelque chose qui me possède réellement, plus le degré d’éveil est important. Le pire est de faire semblant (logique «compassionnelle»), avec des «pas mal» par exemple, car l’on se fait terriblement du mal, et d’une manière durable (c’est la pire des souffrances), à devoir avouer qu’on ne ressent pas ce qu’on devrait pour l’autre, ce qui finit fatalement par arriver ; on ne peut en effet accepter d’être une doublure de soi-même indéfiniment, c’est une souffrance intolérable, bien pire que la tyrannie du Désir. C’est pourquoi la plupart du temps un véritable éveillé restera célibataire... à moins d’avoir eu la chance d’accéder à son désir ou amour (qui aura évidemment sa fin un jour, comme toute chose de ce monde, mais ne laissera pas de trace mauvaise sur la psyché. Etant donné que le sujet n’a pas fait semblant, il ne subira pas le remord, l’affliction, seulement la mélancolie éventuellement).

Le problème c’est qu’on ne veut pas se sentir le jouet, par orgueil, de ce qui nous possède (on prétend alors l’envoyer balader en le remplaçant), mais aussi qu’on veut être «normal», ne pas subir jour après jour le manque (alors que ce n’est pas une mauvaise souffrance, même si ça peut friser l’insupportable, mais ça finit par être gérable avec de la patience, même si ça peut paraître interminable...), ne pas «devenir fou», avoir un(e) copin(e), être quelqu’un («y’a pas de raison», «pourquoi pas moi ?» ...), ne pas être ridicule, ou la risée, mais aussi être «sympathique», «généreux» etc. C’est là qu’on commet l’irréparable, ce que font la plupart des gens (ce que j’ai fait aussi, et ce fut très dur de m’en sortir), d’où le constat de la (mauvaise) souffrance généralisée (qui mène à toutes sortes de stupidités) liée à ce qui est mal traduit par «désir» (en réalité «avidité» serait plus juste : s’accrocher à quelqu’un ou quelque chose sans réellement être inspiré).

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Si la traversée de l’ego et de ses histoires est un je-u terrible et amusant à la fois, il n’en est pas moins vrai que les mythologies qui le nourrissent sont erronées.
Toutes les visions sotériologiques, religieuses ou pas, qu’elles soient basées sur la vertu (auto-contradictoire) ou le désir-volonté, ont le point commun d’être basées sur une opposition factice relatif/absolu. Qu’il s’agisse du péché originel qui nous aurait exclu du paradis ou du désir de naître d’où viendraient le manifesté et nos souffrances, il y a une même erreur qui est d’oublier que la tentation même (de manger tel fruit de la connaissance, de naître etc.) est signe d’imperfection et de temps, de pré-histoire. L’imperfection est la marque même de l’existence. Par ailleurs et en même temps le langage est un piège dans lequel on ne peut que s’empêtrer à vouloir lui faire dire l’indiscible, car il n’y a pas de formulation du non-être autre que «non-être», or ce qui veut être libéré est empêtré dans l’être-quelque-chose et le devenir donc le désir, volonté etc... d’où l’arrêt... et sa fin propre !

Rien ne dit par contre qu’il n’y ait pas de sagesse relative atteignable, dans ce monde ou un autre, il ne s’agit pas de tomber dans une sophistique qui nierait justement la gamme des différentes modalités de l’être au nom de l’absence d’absolu.
Cette sagesse ne peut consister dans un refoulement du Désir (entraînant moralisme conjointement à «satisfaction» pulsionnelle pure, faux opposés) par nature discriminant, d’où résulte généralement un consumérisme indifférencié, et par là nécessairement indifférent (accompagné d’une fausse morale «égalitaire», où tout se vaudrait et se remplacerait, croyant pouvoir re-modeler l’être à volonté (*)), in-efficient, source de la plus grande des souffrances. L’obtention (de l’objet du Désir du moment) est secondaire, ce qui compte c’est de ne pas aller chercher ailleurs, voire de refuser ce qui est «à côté». En un sens la sagesse ne peut qu’être folle et ne consiste pas dans le renoncement mais dans le centrage du sujet (tant qu’il y en a un).

(*) Alors que la liberté consiste à s’admettre assujetti à son Désir (tant que...) et non pas à prétendre, en toute impuissance, l’inventer de toutes pièces (illusion surmoïque d’une toute-puissance qui s’ignore, au mieux indéfiniment dé-monstr-ative...), pour se retrouver finalement indéfiniment le jouet d’une avidité source intarissable de souffrance... là où religion, anarchisme vulgaire, une certaine vision même du bouddhisme «compassionnel» (en vérité sacrificiel et dualiste, à l’instar du christianisme), manipulation génétique, technocratie etc. se rencontrent...

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Saint-thèse

L’absurde c’est que je suis coupable de n’être pas ce qui s’évanouirait immédiatement si je l’étais. La  ruse est nécessaire à cause de cette absurdité mais en principe je devrais être mouvement auto-contradictoire permanent jusqu’à l’épuisement. Je domine le sujet, je suis en infraction. La Loi c’est de ne pas être moral parce que je le suis. Ce ne serait pas de ne pas l’être, assymétriquement, parce que je ne le serais pas. Le meurtrier, le policier, le militaire, le capitaliste, le curé, est le Saint. Il est l’outrage par la Loi, l’outrage à l’outrage à la Loi. Il est Dieu, humilié car ne comprenant pas la farce du sérieux et son outrage, la nécessité du réalisme au niveau le plus superficiel c’est à dire global, outrageusement extérieur et libérant, ne prétendant aboutir à rien alors qu’on atteindrait. La négation de l’étant au profit d’une formalisation négation d’une vérité qui ignore sa finitude. La transcendance et l’outrage, le meurtre qu’elle représente est nécessaire, transcende la vérité de l’indéfinie impermanence, vérité de l’absence de vérité. L’ego de la transcendance replonge lui-même pour se contempler, s’annihiler indéfiniment par son opposé qui (n’)est (pas) l’immanent.

Et même : le péché originel c’est l’ex-tériorisation de Dieu lui-même, son ex-istence par ce biais, cette ruse. Outrage d’être Dieu en étant son re-créateur comme objet du discours, affirmant sa finitude dans ce monde mais inexistant dans l’absolu, par le biais du symbolique, indéfiniment assassiné et courroucé. La question sur la foi tue la foi avant de l’avoir prétendument remise à sa place. Sans la remise en question de la foi, la question n’est pas posée cependant. Hypocrisie nécessaire car sur fond d’impermanence (le fond de l’être n’existant pas, mais inspiration indéfinie vers lui-même, son ex-istence par la faute de la conscience même, de l’inévitable énonciation même) : le meurtre est bien effectif finalement. Il était possible. Dieu défiguré redevient Vide, inexprimable.
Le meurtre ne servait qu’à tuer l’image. Il en est renforcé et annihilé. La suppression de Dieu en tant que tel supprime sa défiguration. Dieu n’est jamais Dieu, c’est sa vengeance, sa ruse est la mienne. La foi subsiste malgré la finitude possible tuant Dieu, se révélant comme appel indéfini vers le Savoir à cause du langage-condamnation même, indéfiniment frustré, source du sens comme négation du non-sens, arrêt.
Outrage par la négation du symbolique même, par la négation de la négation, trahison du pacte (qui consiste en l’obéissance, la soumission au non-sens) du et par le symbolique, du pêcheur que je (ne) suis (pas) lui-même, dans la contemplation du vide, négation du Savoir. Désir-outrage-meurtre.

Et même : Vérité qui subsiste par et malgré le symbolique. Arrêt devient auto-contemplation, supprimant indéfiniment la Vérité par son dé-saisissement, sa non ex-tériorisation. Incarnation devient digestion.

Et encore : encerclement signifiant immédiatement sa propre in-existence, puis in-ex-istence.

Et puis : ridicule du dire, prix à payer néanmoins.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pour moi le café sera toujours ce mélange de café et de sucre, je tiens à le dire. Tout est dans le dosage de ces deux éléments, trop c’est infect, sans, il manque quelque chose. Mangeriez vous des pâtes sans même de beurre ou d’huile ? Allons, ce n’est pas que je ne puisse pas agir, je m’en empêche volontairement, je ne veux pas voir qu’il ne se passera rien, je ne veux voir que ça en même temps car c’est très instructif, ça le sera toujours. J’ai sans doute eu raison car il est très difficile de trouver des ceintures de cette qualité pour moins cher, et la seule parole qui reste n’en est pas une.
S’il fallait, point.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mens, triche, calcule, contourne, enrobe... et tu seras récompensé.

Amen.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toi dont j’ai oublié le nom.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Une pensée n’est toujours qu’une des marches d’un escalier qu’il faut continuer à monter, jusqu’à en perdre l’équilibre et tomber.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

A chaque fois que votre «détachement» ne sous-tend qu’un attachement, une angoisse, attachez vous ! Attachez-vous au détachement. Ne faites pas semblant de trouver ce que je dis «contradictoire» ou «paradoxal», ou de ne pas le comprendre, vous voyez ce que je veux dire car vous le vivez présentement.

Pourquoi avoir posé la main sur la table m’a donc fait me redresser ? Parce que je voulais mettre la main sur la table.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il n’y a pas de volonté à laquelle renoncer, il n’y a que des choses à ne pas faire, ou à ne pas faire des choses.

Remercions la vie d’être dure au point de nous tuer littéralement. 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il faut bien dire une chose : l’idée d’émancipation, de séparation, de la nature, de l’ «en soi», par la connaissance, est elle-même volonté de domination, bestialité en son mouvement. Elle permet certes néanmoins réellement cette émancipation, à condition de n’être pas que reproduction de discours.
L’intelligence du profit pour lui-même (vénalité) ne fait de celui qui l’exerce qu’une bête supérieure, parfois rusée, avec les dangers que ça comporte pour la société tout entière.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je sais, je sais, les femmes ne veulent bien répondre que si on les a perdu d’avance... mais c’est un calcul. C’est le calcul de la désillusion, qui ouvre sur l’illusion «réalisable», la sortie du rêve, ou du moins l’illusion d’y échapper. C’est ce fromage dont je ne mange que des petits morceaux pour qu’il dure plus longtemps, mais que je ne mange qu’à partir du moment où j’ai bien compris que je risquais de ne pouvoir m’arrêter, qu’à partir du moment où j’en suis un peu lassé d’avance (il m’aura fallu me concentrer préventivement pendant un certain laps de temps pour liquider de moitié l’avidité qui maintenait subtilement son emprise sur moi avant d’ouvrir ma bouche). Mes femmes sont des fascistes de la tempérance, au premier abord du moins (car dans un deuxième temps il faudra savoir réveiller sa fougue, à l’occasion). Elles ne sont pas de l’instant, si ce n’est en tant qu’actrices, dans une doublure (qui n‘est pas nécessairement un opposé strict), elles sont historiques (comme produits de l’Histoire d’un coté, et scénaristes de l’autre). Quant aux hommes, à «gauche» ils ne sont plus que de lâches et égoïstes renonçants ne connaissant plus que leur intérêt propre (un intérêt sans intérêt du même coup), recouvrant simplement ça d’idéologie «égalisante» (à fond réac. comme je l’ai expliqué maintes fois) pour être à même de gagner le pompon. Quant à ceux de droite, ils sont simplement de droite, rien de nouveau sous le soleil.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pourquoi pas l’émergence ?

C’est très simple : en admettant que je sois une machine de Turing qui entre autre est programmée pour appeler bleu, vert, rouge certaines gammes de fréquences reçues par les sortes de caméras que sont mes yeux, qu’est-ce qui va décider que bleu soit bleu, vert soit vert, rouge soit rouge ? Ceci n’est pas programmable car ce n’est rien de descriptible. Il faudrait donc croire que l’émergence ajoute en quelque sorte du programme (de type «conscience») au programme fondamental. La conscience précède donc l’émergence, car si émergence il y a cela signifie qu’un programme «conscience» existe au préalable pour décider de ce que sera froid, chaud, odeur de tel ou telle molécule, etc. qui se combine automatiquement au programme. Or si un «programme conscience» existe au préalable, l’émergence devient finalement futile... car si la conscience existe par elle-même on doit penser qu’elle se suffit et exclure ce qui n’est pas nécessaire (le monde «physique»), et son fonctionnement n’est pas formulable, descriptible. Il semble donc que tout soit «conscience» et qu’on puisse voir le monde comme de l’information.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il est triste de constater qu’une référence du courant «noise» comme Andy Bolus ait été aussi au premier plan de la collaboration avec Facebook (au point de travailler pour, je crois), ce qui évidemment a inspiré et autorisé le troupeau de «fans» et surtout d’artistes (pôôôvres artistes... eh bien restons-le, merde !) en mal de reconnaissance (et d’autorisation !) à faire la même chose par la suite. Les artistes d’aujourd’hui sont des faux-culs, mais il est vrai que ce n’est pas complètement nouveau, il n’y a qu’à repenser aux curieux «Futuristes» italiens qui ont soutenu activement le Duce (jusqu’à en être intégré à l’appareil d’Etat !) pour être dégoûté de la «création» et de l’«innovation» à jamais... 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Erreur de l’approche scientifique standard

On pense communément qu’on perçoit un objet comme vert clair parce que certaines fréquences excitent plus ou moins cônes et bâtonnets dans la rétine, information qui est traitée ensuite pour être «traduite» en couleurs. On pense donc que la vitesse de vibration précède et cause la perception de la couleur, on peut même observer un décalage temporel entre l’apparition (mesurée) d’un objet vert et sa perception. Mais on ne peut dire pourtant comment une vitesse de vibration «engendre» une couleur, de la même façon que par exemple lâcher une orange la fait tomber vers le sol par un jeu de forces contradictoires variant dans le temps, ou bien par la courbure de l’espace temps, suivant le modèle utilisé. On peut juste dire qu’à une certaine fréquence mesurée correspond plus ou moins une couleur et vice-versa, pas que l’un «engendre» l’autre (il en va de même de l’intensité lumineuse, de la forme, ou du son dans le cas de vibrations dans l’air etc.). On peut aussi dire que certains cônes et bâtonnets sont plus ou moins excités que d’autres peu avant de percevoir un «écran vert», par extension un espace de formes, couleurs, intensités lumineuses variés... Si je peux percevoir un écran vert, ça ne dépend pas de l’ «existence» de quoi que ce soit, je puis d’ailleurs percevoir tout aussi bien que présentement un écran vert dans ce qu’on appelle un «rêve» alors qu’on ne suppose pas de processus «physique» correspondant dans ce cas. Pourquoi parler d’un «objet» de la perception si on peut s’en passer ? Ce n’est pas une attitude réellement scientifique, de toute évidence. Si on n’a pas besoin d’une idée, on doit s’en passer. On ne peut donc parler que de correspondances entre des mesures et des «perceptions», pas d’«engendrement» par un «évènement» supposé d’une soi-disant «interprétation» (processus indescriptible) de cet «évènement» qui n’est qu’un ensemble de mesures et donc de perceptions elles-mêmes.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Un pêché fondamental du christianisme et de l’islam : la foi à tout prix. Dans cette optique on préfèrera le mal-croyant à l’athée, le simple acte de soumission (indépendamment de son intention) à l’absence d’idée particulière...
Si la foi consiste en de la soumission, c’est qu’elle n’est que de la crainte. Cela n’a rien de noble. Une foi d’amour pour le «créateur» sera plus authentique en apparence mais d’une authenticité qui doit tout à la crédulité, et par là à l’ignorance de sa crainte...
En même temps la crainte c’est la foi.
La foi c’est le monde.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Que le Sanhédrin ait jugé Jésus digne de la peine de mort ou pas, il n’est pas responsable du châtiment de la croix en elle-même. Evidemment s’il a jugé Jésus digne de cette peine, il devait être au courant du moyen employé et cela aurait dû suffire à le faire reculer (mais je n’ai aucune idée de ce que fut ce jugement, ni même s’il y en eut un, devant la variété des points de vue exprimés à ce propos).

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Freud ne dit pas que le bien cache ou justifie nécessairement le mal (fausse philosophie des profondeurs), il dit que le lapsus, le mot d’esprit, l’acte manqué, trahissent l’individu. Le «fond» des choses n’existe pas, l’esprit est ce qu’il est à un moment donné, il est variable et «contradictoire».

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Oui c’était bien toi sans doute qui, me croisant ce soir là dans la rue, me fixait du regard par en-dessous de sa capuche. J’ai eu une sérieuse appréhension, surtout après t’avoir regardée de dos...

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Elle et toi

Elle
        J’aimerais qu’elle m’aime
Toi
        Je t’aime
Gudu
          Lelibelle
Kukew
          Pudou poudu

Comment choisir ?
Est-ce le problème ?
Condamné au vide par trop plein
Ne pouvant rien trahir

Bien que je m’aperçois tout de même
Qu’à toi je m’adresse
Voulant qu’elle à moi

J’aime ta détresse
Ta tristesse

Je ne puis vivre
Je n’y crois pas
                   plus
A cause de toi

Mais cette cause me cause
A moi

Je ne puis qu’indéfiniment dissoudre
Ce qui ne peut disparaître
Bien que n’étant pas

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toute puissance paradoxale

Le silence à l’endroit de la demande de l’autre n’est-il pas la manifestation d’une toute puissance absolue, tyrannique ? Les féministes feignent de l’ignorer, silence et «retenue» étant plutôt l’apanage des femmes. Dire qu’on est dominant parce que conquérant (position masculine, traditionnellement) est un mensonge : c’est bien celui qui demande qui est «dominé», possédé, voire aveuglé par l’objet de son désir, aliéné par ce qui se dérobe ou l’ignore, parfois avec obstination (travers de la position féminine, position que je ne rejette pas pour autant et même désire dans une modalité non tyrannique, bien sûr). Evidemment la détresse se devine derrière cette volonté de toute-puissance (qui peut s’ignorer dans sa vérité certes, recourant ainsi à la «vertu», la réserve, la «timidité» etc. et puis finalement, éventuellement à la pitié qu’il faut toujours éviter de provoquer car elle ne mène à rien...), détresse de l’être qui se trouve être dépourvu de pénis, et non pas dominé par je ne sais quelle cause «objective» extérieure (qui peut occasionnellement certes appuyer cette détresse s’il y a). Le ridi-cul-e du féminisme (que je ne confondrai jamais avec l’aspiration à l’égalité en droit, la neutralité nécessaire de la loi eut égard au genre) c’est de ne pas voir à quel point le genre par lui-même (avoir ou non-avoir un pénis, non qu’il n’y ait un avoir paradoxal du trou comme tenseur d’ailleurs) est fondamental en même temps que dérisoire car ne tenant qu’à une illusion de possession effective de l’autre (le pénis ne sera jamais qu’un prétendant au phallus, en termes psychanalytiques, ce qui ne sera jamais mieux éprouvé que par le «possédant» lui-même malheureusement) qui certes est aussi moteur du désir (d’où le côté tordu du désir produit de l’illusion en même temps qu’ignoré par celle-ci)... La reconnaissance de la cause de la détresse due à l’absence (et non à je ne sais quelle «domination» tautologique) est le préalable à la réalisation de l’illusion en quoi consiste l’idée de l’«avoir» de l’homme, qui se devine derrière le discours objectivant. La réalisation finalement que l’avoir n’est avoir que dans et par rapport à l’autre, et non en soi (engendrant une position injustement envieuse), la réalisation de la détresse du «possédant» qui ne possède rien que son désir béant, finalement, et n’est pas plus avancé que l’autre, car seul l’autre à la capacité de transformer le pénis en phallus, en le «devenant» lui-même.

Je précise tout de même que le Savoir dont je me targue présentement n’est pas une manifestation effective de domination et de toute puissance phallique, mais sous-tend plutôt un manque à être, une béance, une tentative de séduction.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

En ces temps d’obscurité, Jesus et Hitler semblent se rapprocher à nouveau et l’«amour du prochain» (qui ne sera jamais qu’un masque recouvrant la haine) ne pas être si inconditionnel que prévu : http://www.gauchemip.org/spip.php?article9368
J’atteste la vérité du propos de par mon propre vécu (l’origine de toutes sortes de harcèlements ininterrompus depuis mon adolescence, avec une forte connotation antisémite (j’ai des origines juives...au 1/4 ! Qu’à cela ne tienne...). J’ai déjà fait une tentative de suicide et même ça n’a eu aucun effet dissuasif (pitié où es tu ?). Toutes sortes de gens passent leur temps à me manipuler, des faux élèves de musique, des faux amis, des faux amours... sans prétendre être une perfection en matière de moralité, c’est sans commune mesure avec ce dont j’ai jamais été capable, mais ce n’est évidemment pas ça la question. Etre athée, avoir des origines juives, être communiste etc., sont en train de redevenir des pêchés impardonnables, on n’est plus si loin des camps de concentration, ou peut être même d’extermination ? Des sites tels que celui-ci à nouveau possibles : http://www.jeune-nation.com/, mais on persécute tout aussi bien au nom du féminisme, censé être plutôt à «gauche», terme qui veut dire quoi aujourd’hui ? Fliquage comportemental «spécifique», expulsions de roms par exemple ? Provocations et «répression» dans les manifs (mais de gens qui eux-mêmes sont de tous bords à la fois...) ? Féminisme et antisémitisme font souvent bon ménage dans la pratique, c’est du vécu (j’ai été proche de ce qu’on appelle ridiculeusement «extrême gauche», ou «trotskysme» histoire de déshonorer ce courant politique définitivement...). En fait on peut parler d’un retour de jésuitisme (le vrai), celui-ci étant capable d’endosser simultanément les cause les plus contradictoires en apparence...
Les viols «rituels» d’enfants par le clergé continuent de plus belle et on en trouve parmi eux pour soutenir que «ce n’est pas un pêché» (eux qui passent leur temps à culpabiliser les autres sur le «pêché de chair» avec une hypocrisie inouïe)...
Moi je ne fête déjà plus Noël !
A bon entendeur...

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

«Il n’y a aucune honte à...» m’a toujours fait marrer ! Depuis quand la volonté aurait-elle autorité à ce point sur le ressenti ?

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

¢a oui
meon
 
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Rien ne vaut rien et la vie n’a aucun intérêt. Tout n’est que tension vers l’inaccomplissement. Ce que veut bien nous accorder la vie souvent cause encore plus notre perte que ne le ferait ce qu’elle nous refuse.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Idées

Sécheresse : la sécheresse, qui est un état correspondant au maintien dans le courant, est-elle un «bon» état ? C’est certainement un état qui doit être vécu à un moment, comme tous les états. Dire «il ne s’agit pas de cela» est une erreur. Rien n’est «pas cela». Il s’agit précisément d’un moment très important, qui se situe à la charnière d’une vie «normale» et «éveillée» (l’éveil étant : rien de spécial, d’une luminosité sereine si on veut).

La joie : peut-on dire qu’un éveillé est joyeux, lumineux, positif en tous points etc. ? Pas plus qu’il peut être triste, sombre, mélancolique, affligé etc.

Eveillé : cet état n’existe pas.

Thérapeutique : qu’y a t’il à soigner ?

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Hypocrisie

Dans la pratique l’Eglise soutient les puissants (et est soutenue par eux), harcèle, détruit psychologiquement, assassine, pousse au suicide ceux qui luttent vraiment dans les entreprises ou ailleurs, utilise le syndicat liquidateur CFTC etc. Il ne lui reste qu’à mettre un chapeau «charité» par-dessus tout ça et le tour est joué. S’il serait complètement idiot d’interdire la religion, il n’en est pas moins imbécile de laisser des organisations «caritatives» être chapeautées par des religions (par pur prosélytisme, à l’examen c’est une farce grotesque). Si des croyants veulent participer à des organisations «caritatives», ils n’ont qu’à aller dans des organisations non affiliées à une église ou une autre, car à terme c’est la laïcité qui est visée à travers tout cet étalage actuel. Il faudrait interdire les organisations «caritatives» qui affichent une affiliation religieuse à mon avis (pas le fait qu’il y ait en leur sein des croyants, bien sûr, cela n’a aucun rapport).

N’oublions pas que du point de vue des religions du Livre la vie terrestre est une épreuve à passer pour accéder à l’au-delà et malheurs et injustices en tous genre sont justifiés. Tout est censé être expression du divin et faire partie d’un plan magique et parfait que nous ne pouvons comprendre etc. Le problème étant qu’aucune véritable éthique ne peut s’accorder avec le simple principe de foi sans examen. A l’examen précisément, la «Création» (des êtres en particulier) étant censée être l’oeuvre d’un être parfait, elle est absurde en son principe même, et on ne peut imaginer des conditions idéales propices au bonheur indéfiniment, que ce soit au Cieux ou sur Terre. Certains justifient la Création comme Jeu du Divin pour le le Jeu en lui-même, mais ce n’est pas vraisemblable non plus, cela se passe de commentaires, à mon avis. Ce qui peut faire illusion par contre c’est le besoin de donner un sens aux choses (au-delà d’elles-mêmes) et de là un appel irrésistible vers le Très Haut... en effet qui y échappe complètement en son for intérieur à tout moment ? Le problème restant de prétendre Savoir... d’un savoir bien terrestre et formulable, les justifications de l’Etant posant plus de problèmes qu’elles n’en résolvent en effet. Nous sommes effectivement dans un «Jeu pou le Jeu», c’est le cas de le dire, mais qui n’a comme «fond» que sa propre génération, impersonnelle.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

En réponse (mail) à un article for intéressant de Jean Zin (http://jeanzin.fr/2010/02/10/le-desir-de-l-autre/) :

Ce qu'il me semble important de comprendre, et dans le prolongement de votre pensée dans "Le désir comme désir de l'Autre", mais au-delà, c'est que l'inconscient ne peut être supprimé et l'individu en sera toujours divisé. Et qu'en effet prétendre mettre au pas "égalitairement" (comme si on pouvait vraiment vouloir ça !) le désir c'est oublier qu'il s'origine dans un inconscient amoral et c'est finalement une violence réactionnaire eut égard au fait que l'inconscient est mon maître indétrônable (ou alors un prolétariat voulant se libérer du joug de l'exploitation serait réactionnaire au prétexte que cela signifierait qu'il reste soumis à la Nécessité, cet autre maître indétrônable) et pas l'inverse (si du moins je me mets en position de sujet désirant... ce maître auquel il ne faut pas trop se soumettre certes, et qui n'est pas tout moi, mais d'où l'injonction de jouir et faire jouir "de" correspond toujours à une prise de pouvoir au sein de la multitude (ne serait-ce que symboliquement), à une division de l'espace, qui définit les contours de notre sujet désirant...). C'est vouloir un désir sans le désir, sans pour autant l'admettre (mensonge), avec les conséquences d'une mortification du sujet qui s'ensuit. De toute façon le (néo-)féminisme est paradoxal en son essence même, et à bien des égards réactionnaires (par exemple "protectif" à l'égard des femmes par des lois "genrées" et "spécifistes", comme si le fait d'être "spécifique" accroissait l'efficacité des sanctions)...alors même que l'on prétend être antisexiste en tant que féministe, on finit par vouloir un rétablissement des vieilles représentations de genre d'un point de vue juridique figeant les individus dans leur "essence" au nom (un nom déjà ancien...) de la lutte contre... Il y a donc plusieurs problèmes liés à la problématique du genre et aux représentations qui y sont associées, bien au-delà de l'égalité en droit qui ne peut être garantie que par le fait de mentionner le moins possible le genre dans la loi, ce qui par exemple permet le mariage homosexuel. C'est un vaste sujet... de dé-sujetion.

Attention à l'idée de "démonter" le désir lorsqu'on risque de le "monter" (fantasmatiquement) soi-même en prétendant le décrire, ceci est valable pour tous les points de vues prétendus. Admettre l'inconscient, la division, c'est aussi admettre une certaine défaite de la pensée : d'une pensée qui pense trop... Le désir s'origine dans le fait de la séparation d'avec la mère, mais après pour ce qui le constitue... Il y a le fait brut du désir, contingent d'un contexte donné, son éthique qui le "re"-définit depuis son apparition même, et l'espace dans lequel il apparaît, lui-même contingent. Le désir n'existe qu'à travers son objet, et fait exister la réalité (un rapport avec celle-ci) en créant l'espace tout court, au sein duquel je le poursuis indéfiniment. Et nous ne sommes fait que de ce qui nous fait. Enfin voilà en vrac quelques unes de mes pensées exprimées. Bien à vous. www.soulthom.com

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La sortie d’un film nommé «Beauté cachée» (dont je ne connais que les affiches) m’inspire une petite pensée à propos de cette notion de «beauté cachée», qui à l’examen paraît bien vite comme une sorte d’entourloupe morale, mais avant une petite remarque : pour moi l’affiche ne présente aucun visage franchement repoussant, mais bon, peut être se trouve t’il caché lui-même. Sinon pour ce qui est de l’idée elle-même, il y a évidemment un jeu sur les mots : beauté d’un côté à prendre dans le sens de grandeur, élévation, de l’autre dans le sens d’un impact sensoriel ou moins étendu allant éventuellement jusqu’au style, caractère, plus ou moins intriqué de qualités authentiques ou non... comme si l’un allait remplacer l’autre ! Il n’y a pourtant aucune beauté (à dominante) sensorielle cachée (éventuellement un changement de point de vue, par contre, ou bien un changement tout court), ni d’ailleurs de grandeur d’âme à ciel ouvert immédiatement déchiffrable avec certitude, tout le monde en conviendra. Les beautés ne se remplacent pas malheureusement et au mieux peuvent s’additionner.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Des mondes apparaissent, engendrés par d’autres qui n’ont «rien» à voir. 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Dire «C’est ainsi» ne signifie rien d’autre qu’un constat. En aucun cas l’Eveillé humain n’aurait aimé notre Dieu, la plaisanterie qu’il représente, avec le monde qu’il aurait créé, ou dont il serait le permanent scénariste ou intervenant etc. Car Il est vraiment trop bête, tant et si bien qu’on peut deviner qu’Il n’existe pas. Aucun engouement pour la vie et la «Création» chez l’Eveillé, simples constats seulement, sur ce qu’il vaut la peine de faire ou pas. La démarche étant celle-ci, chacun comprendra ce que cela signifie pour lui-même, concrètement, sans copiage car toute parole ou avis est relatif à un contexte, dans le monde «réel».

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les sentiments sont dans le temps et l’espace
E-motions
Dans le mouvement

Pas d’amour sans sujet
Pas de sujet sans autre
Pas d’autre sans illusion

Existence est mouvement
Mouvement est illusion
Illusion est autre
Autre est sujet

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Là-bas on vénérait Staline par la force, ici même pas besoin d’y être contraint pour vénérer Dieu (ce n’est certes pas un chef d’entreprise). Force de la «démocratie» d’ailleurs, que l’on ne remettra en question que lorsqu’on y sera «contraint», non sans l’amertume de devoir du même coup faire tomber les masques et la nostalgie d’avoir pu paraître «respectable» un temps, n’est-ce pas ?

Dieu est l’ennemi par excellence du moine véritable (lol, à m’en faire...).

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

En dernière instance, la foi et le désir sont d’une même essence. A ceci près que le désir peut parfois trouver à se réaliser un temps au cours d’une vie...puis se chercher d’autres objets ou revenir sur d’anciens, et ainsi de suite. Il en est sans doute de même de la foi, dans un plus long terme.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ils

Ils savent
Ils trichent
Ils assument
Ils ne s’aiment pas

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il est parti
Il ne voyait rien

- Mais quand donc allez vous cesser ces points d’orgue ?

Le chat qu’était parti
Avant hier après-midi
Dormait parfois

- En s’touchant l’zizi ?

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La barbe

Elle n’aime pas les regroupements
Encore moins les concours
La barbe c’est de ne point la couper
Pas de la faire pousser
Pas d’arrosoir nécessaire
Il ne s’agit que de rien faire

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ce qu’on ne comprends pas quand on est jeune c’est que Dieu est comme une panse : il n’y que lorsqu’elle est bien remplie qu’elle a besoin de se déverser d’un seul coup telle une avalanche inouïe.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le mensonge de l’homme ? Mettre de l’allégresse là où il n’y a que faiblesse, renoncement.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------















---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

M parfois je me prends à rêver
Je ne sais si tu existes vraiment
Mais jamais tu ne m’as fasciné
Toujours je t’ai aimé
Ne crois pas ceux qui croient savoir
Qui plaquent leurs schémas
Qui croient y voir
Tu n’as jamais été un mythe
A part le mien
Comme tout...

Quoi qu’il en soit
Les Dieux sont jaloux
Ils ne permettront pas
Ce rêve
N’aiment que le raisonnable
N’acceptent rien d’autre
Ne comprennent pas
Le coeur
Para doxa...

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

L’erreur du néo-bouddhisme est de privilégier l’idée par rapport à la vérité. Une certaine lecture du bouddhisme, même ancien, peut mener à cette erreur, certes, car il n’est pas sans contradictions réellement problématiques.
Néanmoins reconnaissons à Sakyamuni d’avoir lui bien privilégié la vérité sur l’idée : en dernière instance, ni amour, ni désir, ni attachements quelconques ou idéaux ne sont détachables du monde de la forme. On retrouve de l’idéal dans la forme mais jamais l’Idée, l’Idée ainsi se transmue en amour par exemple, qui reste quelque chose de paradoxal. Ce n’est pas un constat si amer, après tout n’est-ce pas ce qui fait justement l’incomparable intrigue qu’est la vie ? Que l’Idée ne puisse que prendre corps, que s’incarner, et être indéfiniment sujette à caution à la fois, n’est-ce pas là toute la richesse en même temps qu’absurdité de l’humain ?
En tous cas l’Idée n’a jamais existé ailleurs que dans la tête de ceux qui en ont besoin, des êtres de souffrance et inexorablement limités, tant du moins qu’ils prennent refuge dans quoi que ce soit, qu’ils donnent crédit à la moindre idée, qu’ils poursuivent quoi que ce soit. Ca n’interdit pas de vivre, mais ça oblige à s’arrêter.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je veux qu'elle (*) me veuille premièrement, et j'en fais secondairement un fait, subconsciemment. Ainsi puisque c'est elle qui a besoin de moi (et non pas moi qui le veut) elle est absurde puisqu'elle me refuse ce qu'elle me voudrait elle-même, ce qui n'existe qu'en moi.

En fait il y a un problème dans cette façon de tourner les choses car la réalité inconsciente (qui n'est pas plus illusoire que son opposé après tout) est bien qu'elle me veut premièrement quelque chose… ce à quoi la "réalité" (qui n'est rien d'autre qu'un jeu d'interprétations possibles multiples et vides, quantique en quelque sorte) répond par un silence rendant possible la chose. Ce silence, dont je ne veux pas, mais qui consent quelque part, un quelque part que l'on peut faire exister du moins, pour cette raison ne dit pas «non», certes... mais se dévoile malheureusement à travers tout ce jeu ainsi décrit que rien n’est vraiment, ce à quoi, avec un peu de courage, il vaut peut être mieux se tenir... jusqu’à ce que, peut être, qui sait... l’illusion se fasse plus convaincante, que je ne puisse plus rien lui opposer ! 

(*) Ce Elle n’est personne en particulier, il est toujours vrai. Il n’y a que répétition.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Chloe,

Grande artiste tu es devenue
Ne te laisse pas commenter
Par des propos par trop ressassés
Qui prennent la partie pour le tout
Et réduisent en bouillie
Très peu de gens savent vraiment exprimer
Ton art est au-delà de ces commentaires
Orientés au final
Bien qu’ayant une pertinence
Ils ne disent pas qu’il n’y a ni victime ni bourreau
Et que même le bourreau-victime est avant tout
Victime de lui même
Ainsi moi
Ainsi Echo
Etc.

Il n’y a pas de frontière de genre
Pour ce qui est de l’aliénation
Tu le sais bien ... mais quand même !
Tu le sais bien que tu refuses autre chose
Que ce que tu subis
Mais quand même 
Mais quand même quoi ?
Eh bien simplement tu le nies !
Voilà ta faute, et non pas d’être ce que tu es
Qui est certes inconciliable avec la «raison»
Mais c’est le triste lot commun !
L’absurdité, bien réelle, de la condition humaine
Et qu’aucun Dieu ni féminisme, ou même scientisme etc.
Ne saurons jamais vraiment que conjurer !
Mais il faut avoir le courage de le reconnaître
D’aller au bout de soi-même
Tu le sais bien que le féminisme n’est plus réduit
Qu’à du discours
Une forme d’imbécile tautologie
Servant ce qu’il critique
Amalgamant des problématiques très différentes
L’assumant hypocritement
Rassurant pour les faibles
Mais mensonger

Ton art est à la fois célébration
Déraison
Echec
Le corps à la fois livré
Et (en) jouissant
Il acquiert une portée universelle
Ne te laisse pas réduire, formater
Par des doctrines sans coeur
Ni réelle intelligence
J’en pleurerais presque...
Mais heureusement
Paradoxalement
Ton art à la fois exprime
Ton déni
Et le transcende
Ainsi l’artiste... 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Beaucoup d’artistes intéressants voire passionnants (à part moi), ainsi que leurs fans, sont de parfaits abrutis. Ils sont bien souvent aussi infréquentables et bornés que nombre de flics, militaires ou patrons, bien que ce soient souvent eux qui décident pour moi... mais pour m’apercevoir finalement souvent qu’ils avaient raison ! Comme bien des femmes par exemple...

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le pire des attachements n’est pas attachement à un individu supposé, mais l’attachement à une idée, comme l’idée de détachement par exemple.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il est vrai que l’être de l’élue ne se donne qu’à se plier à sa loi, autrement il se dérobe, puis disparaît, puis... réapparaît ! Mais il disparaît à nouveau, ivre de lui-même, ne pouvant rien céder sur le fond à qui ne plie pas complètement. Mais c’est qu’il finirait toujours alors par se dérober !
Seuls les lâches, «les canailles» comme disait Lacan, plient complètement (mais c’est qu’ils sont faibles certes, et il y en a beaucoup) : ils font l’Autre, puis le tuent. Les autres remplacent... moi je m’en branle. Je suis un «salaud».

Quand le regard d’une femme que je regardais s’éclaire en me voyant dans la rue, je m’arrête là dorénavant. ‘pas que ça s’perde... ce n’était pas elles de toute façon (seule la paire serait acceptable (lol)), ce ne le sera plus, il ne le faut pas. Je ne (me) trahirai pas.
Je n’ai droit qu’à l’impossible, c’est lié à ma mère.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les fondamentaux du Système dans lequel nous sommes sont Obéissance, Famille, Patrie, foi en Dieu et religion (la laïcité n’est qu’une façade, issue de l’évolution), fascisme et nazisme ayant pour sens un rappel brutal, préventif, de ces «valeurs» arbitraires (non sans paradoxes «internes», mais c’est à deviner). C’est une façon de signifier que si on s’en écarte on aura des problèmes (les juifs ont été persécutés et gazés parce qu’ils s’éloignaient de la foi pour tendre souvent vers le communisme au 20e. Evidemment c’est brouillé par le problème de la «race»... qui ne signifie qu’une chose : que le Système recourera à toutes les lâchetés, y compris s’en prendre à la race, si on s’écarte de ses fondamentaux). Le communisme est l’ennemi numéro un du Système car il abolit la foi dans le Système (bourgeois actuellement, hiérarchique en général) avec des moyens crédibles (pas comme l’anarchisme «révolutionnaire» qui est un pur et simple mensonge). C’est pourquoi il faut bien comprendre que la désillusion n’est pas une voie parfaite et ne promet sans doute aucune émancipation à terme, elle ne vaut que pour elle-même : le Système ne peut nous impliquer dans le monde de la forme dans le seul but qu’on s’en émancipe, il me semble un peu naïf d’imaginer cela ! La «perfection» (au sens de ce qui est le plus harmonieux avec le contexte) c’est de coller au Système et les individus sont vraiment heureux et récompensés d’être imbéciles et dociles au cours d’une vie et peut être au-delà ! Il est loin d’être évident que les super-riches exploiteurs, ou autres voyous, assassins, dictateurs (plus ou moins «démocratiques») en tous genres subiront une rétribution négative de leurs actes. On peut supposer que le Système les voit au contraire comme l’exemple même de la réussite, du mérite. Simplement il y a évolution pour une part et toutes sortes d’éthiques contradictoires qui en émanent.

Etre détaché et résistant est un acte héroïque sans rétribution positive probablement, purement gratuit. C’est là qu’il y a sans doute une erreur dans le bouddhisme en général (les textes originels ne sont pas clairs sur ce point), une croyance non consciente en un Dieu juste dont la préoccupation serait que les individus soient méritants, ce qui les amèneraient à la longue au Parinirvana, équivalent «vide» du Paradis chrétien. L’erreur du bouddhisme en général est donc de croire que le détachement se poursuivrait au-delà d’une vie, que les mérites seraient cumulés, qu’il y aurait donc une individualité qui poursuivrait son chemin sans s’en rendre compte, au travers de différents corps-esprits successifs. Or le système fait ce qu’il «veut» des entités qu’il encapsule, on ne peut rien prévoir, s’il y a rétribution on ne peut pas prévoir suivant quels critères, y-a t’il par exemple des mondes qui obéissent à d’autres critères fondamentaux que celui-ci ? Toutes sortes de littératures spirituelles ont leur propre version du problème. Ce qui est vrai par contre c’est qu’il y a quelque chose qui n’a ni début ni fin et qui traverse le temps, les formes, les émotions, sensations, personnalités etc., qui n’est pas un ensemble de caractéristiques définissables, qu’on peut appeler «être» (ce qui est irréductible, perçoit, ressent etc.), mais il n’y a aucune évidence que ses attributs varient d’une naissance à l’autre suivant des «mérites» quelconques, qui sait si ce n’est pas pseudo-aléatoire par exemple ?

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Chers néo-bouddhistes occidentaux : n’utilisez pas le bouddhisme comme vecteur du christianisme, cessez ces rapprochements permanents entre Jesus et Bouddha. Pensez aussi aux non chrétiens. Vous ne parlez jamais que de ce qui rapproche ces deux personnages, jamais de ce qui les différencie. Le monde est beau dans sa diversité, laissez les choses être ce qu’elles sont. Ne mettez pas un point final aux choses.
Jesus est amour et guerre, Bouddha dans sa non-dualité ne prêche jamais la guerre mais n’idéalise pas non plus l’amour (il en fait plus un ingrédient, avec subtilité), il comprend que la non-dualité (ne pas chercher la guerre, tenter de rester plus ou moins accessible et compréhensible, sans pour autant se trahir...) est source de paix, pas l’idéalisme, qu’il combat. Les deux personnages valent le détour bien sûr et ne sont pas sans rapport (voire dans certains sutras se ressemblent), mais ils sont aussi opposés. L’amour est un sentiment, pas une obligation, ne devenons pas un pantin de l’«Amour», au risque d’engendrer le pire. Ce sentiment vaut ce qu’il vaut, mais ce qu’en fait Jesus est à mon avis de le mettre tendanciellement du côté du surmoi (sans vouloir être réducteur non plus). Le surmoi est source de souffrances... attention ! D’un point de vue global, la solidarité et la combativité de classe d’une part, une certaine éthique de vie d’autre part, restent à mon avis l’essentiel. On peut saupoudrer tout ça de bons sentiments si on veut, mais au risque de tomber dans l’hypocrisie et des contorsions mentales sans fin...

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il y a trois niveaux fondamentaux de conscience :

La crédulité, foi dans l’objet et dans l’individu, devant recourir à des explications magiques ou des constructions paranoïdes pour expliquer un monde qui ne tient pas debout si du moins on pense qu’il ne consiste qu’en «lui-même» (avec ou sans Dieu, agissant ou non...). C’est la plus répandue.

Conscience de l’illusion en quoi consiste la sensation d’espace, de matière, d’objet, de perçu et percevant au sein du «monde» illusoire. Il y a moi et «monde», mais le monde est ce que projette un «projecteur» simulant d’une manière plus ou moins vraisemblable une causalité «interne» (fonctionnant sans doute comme un ordinateur aux capacités gigantesques, dont l’ordinateur «matériel» n’est qu’un succédané). On peut dire qu’il y a quelque chose qui projette le «monde» mais que ça reste à jamais indescriptible car c’est ce qui produit la notion même de «descriptible».

Conscience de l’absence d’individus permanents mêmes, de l’illusion même qui consisterait à croire que le «monde» serait en quelque sorte habité par des individus qui évolueraient au sein d’une illusion commune et stable partagée, avec une histoire invariable rattachée à chacun.

Par contre les théories «fourre-tout» et autres combinaisons «spirituelles» ne servent pas la cause de la vérité, attention aux «gourous» de tous poils ! 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je vise

J’aime la parfaite aberration de l’individuation totale
Expression ultime de l’erreur
Preuve par quatre de l’échec
Sans espoir
Voie ultime

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Imbécilités bouddhistes : le Bouddha Gotama se vante de fait d’être un pratyeka bouddha ( http://www.dhammadana.org/bouddha/premier_sermon.htm ), c’est à dire quelq’un qui a trouvé par lui-même le véritable éveil. Et il est vrai que c’est bien plus méritoire que d’avoir suivi un enseignement (forcément inexact) ! Il prétendra le contraire pourtant, orgueilleux prince qu’il est ! Il veut dire en fait qu’il est le seul pratyeka bouddha vraiment valable...
C’est qu’il est en fait un bodhisattva qui finit en Arahant, comme tous les autres éveillés ( http://www.budsas.org/ebud/ebdha126.htm ) ! La dichotomie entre pratyeka et stravaka est spécieuse puisque Gotama est à la fois l’un et l’autre ! Il a trouvé par lui-même (au cours de sa prétendue dernière vie) mais en même temps enseigne autrui.
Par ailleurs, Gotama est censé avoir vu toutes ses vies antérieures avant son éveil (tous les rêves se valent...), il sait donc qu’il a été enseigné il y a fort longtemps par un autre bouddha, conformément aux textes en pali.
Il est évident que toutes les histoires et concepts se valent et qu’il faut les dépasser. Tous les enseignement ne servent qu’à aliéner (dans le cas de dhammadana.org ou autre, à attacher les naïfs à une secte ou une autre pour les éloigner de l’éveil, tout attachement ne menant qu’à des souffrances sans fin), et il ne faut leur porter aucun crédit sauf à y discriminer l’essentiel. Le bouddhisme est un intoxicant comme tous les autres et il ne faut surtout pas croire les mensonges mahayanistes ou hinayanistes, ni aucune religion. La seule chose à faire est de comprendre ce qui est, mais ne jamais s’en remettre à un gourou, enseignement, ou cheminement. Les imposteurs de dhammadana.org ou autres imposent des vues toute subjectives, simplifiées et contradictoires dans le but d’en finir avec la lutte des classes, et ne comprennent rien à la vérité, à l’éveil. Cela peut par contre être une source pour se documenter et confronter, à condition de garder en tête que tout est illusion : aucune histoire n’est vraie jusqu’au bout, même allégoriquement. La vérité sur ce qu’à dit ou pensé untel ou untel est une illusion, le processus même de recherche spirituelle donc aussi, l’histoire et les textes s’écrivent en s’y intéressant. Le monde n’est qu’un reflet.

Il y a deux façons d’envisager la libération au-delà des catégories usées :

L’une est celle du faible qui consiste à éviter tout ce qui peut éveiller en lui l’avidité, exigeant un contrôle tyrannique et obsessionnel, s’accoutumant à toujours avoir le minimum vital sur lui, étant obligé de se refuser toute musique, toute réflexion, littérature etc., en vue de devenir le Parfait Abruti. Ainsi il ne boira que de l’eau plate ou du thé, se contraindra à ne faire qu’une seul repas par jour (alors qu’un mode de vie équilibré consiste en un petit déjeuner, repas léger, soupe ou autre le soir par exemple, m’enfin ça dépend de l’activité, évidemment si on ne fait rien du tout... Il est aussi bon de jeûner à l’occasion). Celui-ci reste piégé dans l’illusion d’une discipline de spartiate «modéré» dont le fondement est fragile, toujours susceptible de s’écrouler subitement. C’est l’avidité du défi en arrière plan, et non pas l’éveil.

L’autre voie consiste à avoir un mode de vie équilibré, assez minimaliste, fondé sur la méditation comme préalable à tout mouvement éventuel. Ainsi tout est vivable et la vie reste enrichissante, et il n’y a pas de voie à suivre autre que celle qui s’ouvre devant soi à chaque instant : on peut boire un café sans s’attacher au goût, écouter de la musique sans passer sa vie avec un casque sur les oreilles, lire un livre ou autre, tout en n’oubliant pas que personne ne l’a écrit, visionner un film etc. En même temps il n’y a pas l’illusion de quelque chose d’extraordinaire à atteindre, car toute chose extraordinaire aboutit à la déception. Si l’on se retrouve très pauvre, ce sera l’occasion d’être ascétique, etc. En effet on ne sacrifiera pas son éveil pour un plat de lentilles ! Cette vision tolère son propre excès et admet l’imperfection comme transitoire tout en la contenant d’avance, avec un retour plus ou moins fréquent vers la méditation assise, et une attitude centrée sur une éthique non-duelle (ni générosité ni avarice), ne tombant jamais dans aucune croyance. C’est la voie véritable, le nirvana parfait, sans voie aucune, fondée sur le lâcher prise total, vide de conception. Ne cherchant rien à dépasser ni à tolérer, ni à engendrer, ne consistant qu’à être ce qu’on est (tant que ça tient debout du moins) et n’ayant aucune boussole «extérieure» particulière, trouvant une synthèse en acte de tout le vécu, lu, entendu à chaque instant. A quoi bon ne pas utiliser ce ventilateur qui m’empêche de suer, si ce n’est pour être obligé de prendre une douche supplémentaire ?

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Personne n’a jamais eu peur de la mort, mais de l’idée qu’il s’en fait. C’est juste un mot qui ne recouvre rien.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les croyants nous parlent de «foi» et de toutes sortes de bons sentiments, lorsque la seule raison (parfois certes inconsciente) de s’aplatir lamentablement devant le «Tout Puissant» est la crainte de celui-ci. Jesus est juste celui qui a utilisé la notion d’«Amour» pour mieux attraper ses proies (s’il l’on vous fait valoir de si bons sentiments, filiaux par exemple, comment ne pas obéir en effet ? Ca a le défaut de rendre l’individu complètement inconscient de ses vrais mobiles en tous cas), peut être que la terreur commençait à trouver ses opposants et qu’il fallait trouver une solution... En ce sens la notion d’amour chrétien est une infamie, qui tient bien plus de la père-version (homosexualité refoulée) et du calcul qu’autre chose. Dans la vie vous serez incités par des individus ou d’autres (qui peuvent se faire passer pour des révoltés, se laissent pousser les cheveux et avoir des looks originaux, se proclamer «hyppie» etc.) à faire des choses dans le seul but d’engendrer la culpabilité en vous et vous obliger par là à vous en remettre au si généreux «Tout Puissant» sous peine d’exclusion, persécution etc. Le mythe d’un Jesus victime, crucifié, sert à recouvrir habilement le forfait, ne sert que de justification à la crucifixion des non-croyants. Au moins le Dieu juif était plus honnête et parlait plutôt de soumission, d’obéissance, sans fioritures, avec un peu moins de mensonges «sentimentaux» (m’enfin après ça reste tout de même une belle saloperie bien sûr...), du moins l’obéissance était mise au premier plan. Seul des imbéciles d’une grande bassesse et couardise s’en remettent au «Très Haut», le plus grand génocidaire de tous les temps, ce que ce dernier récompensera bien réellement. Alors, qu’ils se mettent à genou ou à plat ventre s’ils le veulent, il ne serait pas bon de le leur interdire (ils en deviendraient vraiment stupides au dernier degré) mais surtout qu’ils la ferment et s’abstiennent de donner des leçons d’«Amour» (encore moins d’hypocrisie) aux autres, ceux qui ont le courage d’affronter l’hypocrisie de ce qui n’est évidemment qu’un programme, une machine impersonnelle. Car nos si merveilleux «révolutionnaires» chrétiens ne disent-ils pas qu’il faut «laisser à César ce qui est à César» (ce qui signifie que la question devait se poser déjà à l’époque, Jesus ne semble donc pas si en avance sur son temps... plutôt partisan de l’ordre version édulcorée il semble) ? Evidemment tout est en trompe-l’oeil, Dieu n’est qu’un programme impersonnel, mais «il» est de fait totalement inconsistant (et invraisemblablement fourbe), comme la «réalité» elle-même du reste... Le caractère invraisemblable de «Dieu» peut être lié par exemple à un processus évolutionnaire-informationnel automatique complexe qui l’amène à être ce qu’il est, ainsi que la réalité, une sorte de «bug» (du point de vue de l’humain que je suis) finalement. Les malins habiles en tautologie vous diront que Dieu nous dépasse, ce pourquoi il apparaît invraisemblable. Nous leur rétorquerons que l’irresponsabilité n’est pas une morale et qu’on ne peut que, et doit, faire avec ce qui est connu. Qui pourra sérieusement nous le reprocher ? Comment prétendre être moral si l’on s’en remet arbitrairement (et lâchement) à une instance au seul prétexte qu’elle nous terrorise et impressionne du haut de sa «toute puissance» ? La force a rarement été du côté de la vérité jusqu’à nouvel ordre...en atteste l’ordre pervers fliqué bourgeois par exemple, qui utilise tous les prétextes lui aussi pour se mettre en avant, nous terroriser, bafouant jusqu’au droit à manifester (par tout un jeu subtil de provocations-répression) qu’il prétend pourtant garantir... Souhaitons à ces ordures de flics, ces trouduc qui ne savent qu’obéir à tout ce qui se propose comme Maître, d’avoir une belle renaissance de victimes du système à leur tour, lynchés impitoyablement par leurs ex-collègues, histoire de voir s’ils continuent à voir les choses de la même façon et à adorer l’idole Ordre Social ! Vivement que les pavés volent à nouveau, ça serait au moins une bonne tranche de rire !

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le problème du dualisme peut s’illustrer comme suit : en me disant égoïste je vois que je le suis, autrement je suis dans l’illusion du désintéressement. Je suis intéressé en tout choix (a fortiori si j’espère la bienveillance du «Tout Puissant» en personne, le calcul de l’obsessionnel bien décrit par Freud). Etant égoïste je poursuis l’illusion propre à l’intéressement (illusion de la satisfaction) ; le voyant, mon égoïsme devient objet de contemplation lui-même (ce qui n’est pas possible en restant dans l’illusion du désintéressement), alors vient l’éveil. Je suis à tout moment intéressé, d’une façon ou d’une autre.
Maintenant je puis être égoïste d’une manière plus ou moins spontanée ou différée. Je recherche toujours mon bien, mais dans une satisfaction immédiate ou pas. Je recherche réellement le bien d’autrui, jusqu’à aller chercher activement des gens souffrant pour leur porter secours, avec un réel sentiment de désintéressement, de compassion ? Je diffère dans ce cas mon égoïsme dans l’espoir d’une récompense (qui peut se réduire à l’effet de l’action sur mon humeur), la recherche d’une récompense étant ce qu’elle est. Je sacrifie mon présent au profit d’un avenir plein d’espoir... Il n’y a donc en définitive pas vraiment de mérite, mais une plus ou moins bonne façon de m’y prendre avec la vie. C’est ce qu’on appelle «kusala» dans le bouddhisme, notion qui peut mener à l’erreur de celui qui oublie qu’il est maladroit de trop l’être ! Je ne cherche rien, mais l’espace parcouru peut être l’occasion d’actions assez spontanées (peu duelles, avec une satisfaction dans l’acte lui-même, sans préméditation), qui valent tous ce qu’elles valent cependant. Je reste centré sur mon égoïsme car tout est hypothétique, c’est le non-choix. L’action altruiste (plus ou moins) spontanée ne contredit pas mon égoïsme immédiat (sous la forme de la fierté), on peut donc la dire (plus ou moins) non-duelle. Si je reste immobile dans un endroit où il ne se passe rien d’important à quoi réagir, je n’ai plus d’habileté à avoir (si ce n’est plus ou moins dans la posture, l’important étant de ne pas trop chercher). Où que je sois je cherche à satisfaire mon égoïsme, ce qui ne peut aller sans courage parfois. La question est donc d’avoir le courage de son égoïsme ou pas, pas d’être égoïste ou pas. Je souffrirai de ne pas être assez égoïste (si par exemple je ne suis pas assez solidaire, car je crois dans l’illusion de la réalité...), sous la forme de la mauvaise conscience, même si celle-ci est infondée en dernière analyse. A voir ! Mais ce que nous exposons là en tous cas c’est qu’il n’y a pas d’harmonie durable possible avec le monde, au sein du «samsara», elle ne peut se trouver qu’en soi, d’une part, d’autre part seul un esprit qui se ressource constamment dans l’indécision (inaction) trouve la sérénité (pourquoi ? car toute pensée, idée, est source de souffrance, ce qui ne veut pas dire qu’on peut arrêter ces flux). De nombreux bouddhistes cultivent l’illusion de la perfection de l’action, ce qui est absurde, supposant une correspondance magique entre être et action, adoptant des recettes et des postures, au point de finir par se voir comme (et non pas être) éveillés. Ils ne font que se mirer dans leur action, se dédoublent et nient leur division (au lieu de la dépasser), ce qui est source de souffrance.  Il n’est point de vérité ultime ailleurs qu’en soi, aucun texte ni individu n’est indiscutable, et les mots peuvent prendre des sens différents suivant les moments et individus. De plus chaque langue à un usage particulier des mots dans le domaine abstrait, les synonymes sont souvent partiaux et  les traductions valent ce qu’elles valent (de toute façon, car le sens des  mots s’éclaire par leur usage, le contexte, la culture...). Dans la pratique, il n’y a jamais qu’un équilibre à trouver entre volonté (toujours problématique), et in-action.

La plupart des bouddhistes ne comprennent rien à la sagesse : ils s’imaginent qu’il s’agit d’avoir un bon «karma», ce à quoi serviraient «par exemple» la méditation et les préceptes ! Mais il n’y a aucune justice rétributive en action dans le «karma», c’est une imposture de prétendre cela (les canailles qui portent la kusa en tenant de tels discours à grand renfort de Savoir arrogant et mal digéré, sont des jésuites (ou quelque chose comme ça) qui utilisent le bouddhisme pour faire passer leurs salades religieuses (sachant que Dieu est moins à la mode qu’avant en Occident), et du même coup éliminer toute la pertinence (certes partielle à mon humble avis), rabaisser le niveau, du propos originel) ! Les jésuites ont le don d’introduire le maximum d’organisations à la fois pour faire valoir un discours qui ne sert que l’ordre social, la soumission, en dernière analyse (le bouddha Sakyamuni, qui était tout de même un peu autre chose qu’un flic déguisé (en atteste son ironie à l’égard de ceux qui se contentent du confort moral que peut procurer la famille ou autres traditions), n’a jamais proféré les âneries qu’on peut lire de-ci de-là, telles que l’idée qu’on n’aurait «que ce qu’on mérite» (pour justifier quelque avantage... ?), ou encore qu’il ne faudrait mentir «sous aucun prétexte». Mesure-t’on les implications de telles vues ? Il pensait qu’il y avait aussi une bonne part d’indéterminable dans la destinée humaine et que de toute façon le karma n’est pas vraiment une justice. Au contraire la méditation sert à pouvoir transcender, supporter, voire liquider le karma (que l’on ne cherche à améliorer que par couardise, à l’instar des religieux, en espérant s’attirer les faveurs du destin), qui n’a rien d’une quelconque rétribution «objective» (on ne le dira jamais assez) contrairement à ce que croient certains. Le karma consiste en une interaction entre ma subjectivité, plus ou moins consciente, et un système, ce système valant ce qu’il vaut, c’est à dire pas grand chose.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

J’ai une sorte d’addiction cyclique aux blabla bouddhiste, toutes sortes de choses qu’on peut lire sur internet. C’est sans arrêt les mêmes sermons faisant l’apologie de l’amour (véritable bien sûr), de la perfection, d’un absolu bonheur ou innocence etc. Il n’en est pas ainsi bien qu’on ne puisse dire ce qu’il en est.

Ce qu’on peut dire c’est qu’il ne s’agit pas de préceptes exactement. Si par exemple je mange beaucoup de viande et qu’à la longue j’éprouve du dégoût, je n’ai à ce moment là plus vraiment envie de continuer. Mais cela va créer un manque et revient assez vite l’attachement qui va se frayer un chemin par le souvenir que ça a pu être bon, afin de couvrir un dégoût qui ne disparaît pas vraiment. C’est ça l’attachement, du moins l’attachement problématique, l’attachement est sous l’emblème du paradoxe, il n’est réellement attachement que lorsque la question se pose d’arrêter. Ainsi je refuse ce qui m’arrive présentement au nom de quelque chose du passé, et non pas «je ne suis pas un précepte». Le zen ne consiste pas à juger du fait de manger de la viande ou pas mais à être dans le présent. La question se pose d’elle-même, est-ce que je vais écouter, est-ce que je vais être libre, est-ce que je vais être ce que je suis ? est la question. Alors la fameuse «nature de bouddha» qu’on nous rabat à tout propos c’est quoi ? C’est juste de vivre comme on l’entend vraiment, d’arrêter de cultiver des vues. La culpabilité cherche sa faute, et non pas «il ne faut pas x ou y».
Les mêmes disent qu’il «s’agit d’atteindre sa véritable nature» tout en précisant qu’il faut pour cela méditer. C’est ne rien comprendre. Ce n’est pas une façon de parler que de dire qu’il n’y a rien à atteindre !
L’interruption permet de ne pas agir sans désir réel, par angoisse, pour combler un vide, dans lequel on doit se laisser glisser. Il suffit de faire ce qu’on veut faire, mais ce qu’on veut faire dépend d’un minimum de discipline, de choix. Pourquoi ? Parce que tout est créé. La question est quoi. Une discipline personnelle se trouve dans l’expérience. Il n’y a pas par contre je ne sais quelle lumière paradoxale au bout d’un chemin de croix, si ce n’est comme illusion (illusion de la désillusion). Il y a certes des moments d’émerveillement sur la voie, il ne faut pas s’y intéresser ni se focaliser là-dessus, ils ne sont pas nécessaires ni ultimes.
Il n’y a pas d’attachement en soi, donc rien à «supprimer», car l’attachement n’a fondamentalement pas d’objet. Etre fou amoureux n’est pas un problème, n’écoutez pas les prétentieux qui font des tirades idéalistes sur l’amour véritable etc. pour mieux éluder leur laideur (ils sont dangereux car ils ne se comprennent pas eux-mêmes, ils appellent «détachement» la «sublimation»), ce n’est pas la question, le problème c’est d’entretenir ce fou au-delà de ce qu’il désire. Le problème c’est de nier ce qui se passe. Ce dont il s’agit c’est de pencher vers le vide lorsque celui-ci se présente (ce qui ne veut pas dire qu’il est facile à atteindre mais qu’il a autorité à ce moment là disons), et non pas de l’autre côté, vers une construction mentale, vers un personnage qui sait n’être plus qu’un personnage. Ce personnage (qui désirait quelque chose, peu importe quoi) je l’étais, je ne le suis plus. Je le redeviens ? Très bien ! Le zen se manifeste dans toutes sortes de nuances suivant les moments, on ne peut le réduire à un sentiment ou «saveur» unique.

Il faut prendre Bouddha comme un individu qui vit ce qu’il dit, dans des dialogues qui font sens, comme n’importe qui, il ne faut pas s’attacher aux mots pour les extraire ensuite du contexte et dire «L’Eveil c’est...» (au choix : dans la solitude, ou bien non dans le couple, ou bien en communauté, l’amour, non la compassion, plutôt l’équanimité etc.). On ne dit plus rien quand on croit dire. Bouddha ne passe pas son temps à donner des préceptes (bien que ça fasse partie de ses mots) mais à tenter d’exprimer ce dont il s’agit, au travers d’exemples, sous des angles multiples. Mais ça ne veut pas dire qu’on doit tout prendre en bloc, être alerte ce n’est pas admettre des propositions parce qu’elles émanent d’untel ou untel. Ce dont il s’agit, on peut l’appeler zen, et ce n’est pas la peine de prétendre plus décrire.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le différence fondamentale entre une vision d’inspiration bouddhiste et une religion telle que le christianisme, c’est qu’il n’y a aucune ou peu de justification de ce qui nous arrive dans le premier cas, car après tout qu’est-ce qu’il y de tellement plus moral à méditer qu’à faire du jogging, s’acharner sur une balle de ping-pong, jouer aux échecs, faire du parapente, s’engager dans l’humanitaire, faire de la musique, collectionner des bouteilles, être un bon fils de famille etc. ? Faire de la méditation peut même amener à cultiver un certain écart par rapport au monde, à décevoir ses proches, à heurter certaines «valeurs» etc. On se réconfortera quand même en donnant quelque pièce de ce de là, en étant un peu altruiste, en se faisant partie responsable d’un tout qui l’est moins, suivant les moyens... On pourra pourquoi pas même être un personnage héroïque à l’occasion !
La rétribution des actes et pensées n’est liée qu’au karma, c’est à dire quelque chose qui n’a pas de valeur en soi, ce n’est pas une justice, ce serait absurde de le croire. Le karma est bêtement fractal, caricatural, déformant, impersonnel, rien à y voir d’intéressant, mais éviter de s’y empêtrer est possible. La foi, la personnalisation, ne sert qu’à donner un sens à ce qui n’en a pas. La méditation permet de décoller de cet ego qui poursuit toujours quelque chose inutilement et d’en être moins le jouet, tout simplement. Elle rend futile la recherche d’une harmonie ou bonne entente avec le monde (recherche de type narcissique qui se drape souvent d’ «amour désintéressé»), et non la permet. La méditation ne sert pas à écraser quoi que ce soit, ceci est une vision paranoïaque de pseudo «fondamentalistes», elle sert juste à se détacher, ce qui nécessite plus ou moins de patience suivant les moments et n’a rien à voir avec un quelconque «super-ego».

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le mot n’exprime jamais vraiment la chose. Ah merdre cet ampoulage !

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La compassion est ce que je ne puis donner en amour, elle découle naturellement d’une posture juste.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le constat que la liberté a un prix n’est pas un parti-pris... personnellement je paye ce prix plutôt que d’être un mouton avec «les libertés» qui n’en sont pas, qui ne sont même qu’une confirmation d’aliénation, ne sont qu’insignifiance. Ce que dit Lacan c’est que la Loi nous veut, je dirais, machines consentantes, moutons, et nous fera toujours payer très cher la liberté, même la plus élémentaire des libertés, celle de garder un jugement sur les choses de la culture par exemple, ou autres «hus et coutumes». Sa position est médiane par rapport à ce constat (mais s’il voyait ce que signifie aliénation aujourd’hui...il serait sans doute effaré de la folie de la norme elle-même, ce qui nous autorise à aller au-delà...), ce en quoi il reste assez «bourgeois», mais son postulat est juste ! Seuls les idiots idéalisent la folie (tout en s’en préservant généralement fort bien !), c’est qu’il s’agit pour ces spectateurs de quelque chose de fascinant... on en trouve pas mal parmi les «Deuleuziens», qui ne sont bien souvent que des pions libéraux prétendument «libertaires» vaguement «artistes»... Et le comble c’est qu’ils prétendent souvent dénoncer l’hypocrisie !

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La Vérité

Par exemple, prenons l’idée de «véritable amour» : on prend comme référent l’amour désintéressé, on le définit comme «véritable», auquel on oppose le «faux». On a définit l’amour comme un idéal moral, par rapport auquel l’amour qu’on peut ressentir pour un ou des individus plus que pour d’autres est vu comme un bassesse, évidemment. On a définit l’amour non comme un ressenti mais comme un idéal auquel il faut se conformer pour être «vrai». Mais on a oublié de définir ce qu’est être vrai, on l’a identifié immédiatement à un idéal, on est donc englué dans une tautologie : a = a... évidemment ! Etre vrai, c’est quelque chose de difficile à définir en deux mots, ainsi qu’à agir, mais ça ne va pas sans paradoxe. Ce qu’il y a de réconfortant dans l’in-différence ne tarde pas à se dissiper. L’être vrai concerne un être (chose complexe et contradictoire s’il en est), pas une idée. Une idée ne résiste pas à l’être indéfiniment.
Alors ? On a le choix de coller à son être, ou bien de s’en décoller. Mais on n’a pas le choix, véritablement, de l’embellir, le trafiquer. Le désir ou l’amour on un caractère d’évidence (non duel), ou ne sont pas. La beauté se trouve au sein de l’être, tout misérable et futile soit-il d’un certain côté, pas dans une idée, aussi belle et majestueuse soit-elle.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pour le zen contemporain, je n’ai rien trouvé de mieux que Shunryu Suzuki.
Comme «guru» (dans la langue du «Soi»), ce serait Nisargadatta Maharaj. Une pensée qui cerne l’essentiel sans fioritures, flous ou faussetés...
Il vaut mieux consommer des intoxicants à proprement parler que d’avoir des vues erronées comme opium de l’esprit, perdre un peu la tête qu’y cultiver des vues fausses ! Maintenant l’un peut entraîner l’autre bien sûr. On ne saurait conseiller d’être assez prudent avec les intoxicants, surtout s’ils sont (très) dangereux et très addictifs, évidemment. Ils peuvent tous d’ailleurs être dangereux (mais parfois plus pour ce qu’ils entraînent que par eux-mêmes), suivant l’usage qu’on en a.
La méditation, technique ou pas ? Prenez l’exemple de la musique : il peut m’arriver de n’être pas inspiré mais que je ne trouve rien d’autre à faire que de m’y mettre, dans ce cas on peut dire que je vais aborder la musique d’un point de vue technique (si je me mets au saxophone, l’inspiration ne dictant pas automatiquement des notes et des rythmes à mes doigts il va falloir penser quelque peu ce que je fais), mais pour être ensuite dans la musique !

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pensées particulières

Ah il était beau le temps où je voyais La beauté, par exemple, dans Grandchester Meadow des Pink Floyd, ce précieux et subtil agencement de sons, harmonies et mélodies. Depuis je vois que c'est un écran (qui peut être appréciable par moments !) pointant et masquant à la fois une beauté plus grande mais plus ordinaire, la sérénité sans forme, sans "nature" ou "beauté" (au sens d'un artefact), infinie. Cette beauté qui contrairement à ce que croit ce - merveilleux certes - Kerouac, n'a pas besoin de religion, ni même de syncrétisme, ni de guerre sainte, même «spirituelle», ni même de pacifisme... Le ciel n'a ni discours ni forme, il est l'espace et sa négation à la fois.
Ah ce merveilleux Kerouac cependant… "Sur les origines d'une génération", heureusement que le "Punk" vint ensuite, pour remettre un peu de désordre dans tout ça ! Et heureusement que l'histoire ne s'arrête pas là… à moins que…









                               



Amsterdam, 15 juillet 2016.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le fait que le symbole signifiant «j’aime» soit un coeur est un problème.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Annonce spéciale : JC Decaux est mort... moi je fais la fête !

Comment ne pas, en effet, puisque j’ai été viré de Velib’ au bout de 6 mois alors que j’y travaillais comme réparateur dans le cadre d’un stage à l’INCM il y a quelques années, stage que je prenais à coeur au point d’en devenir premier de la classe (une première dans ma vie, facilité certes par mon âge plus grand que la moyenne !) ! Il faut croire qu’il y a eu jalousie puisque de toute évidence on a manoeuvré pour me virer (alors que je n’ai jamais eu une attitude irrespectueuse, nonobstant le fait que la plupart des jeunes stagiaires foutaient un chahut incroyable !) en me changeant d’atelier au bout de quelques mois pour une raison inconnue, un atelier dont le «chef», un faux-cul de première (d’origine musulmane, prétendant être illuminé par JC et convertit au christianisme...au dernier moment !), prétendait ne rien pouvoir faire contre un type (le «polonais») qui foutait un bordel incroyable, proférant des propos racistes, antisémites, homophobes, persécutant un ouvrier âgé originaire d’Europe de l’Est et qui ne savait plus quoi lui répondre devant l’indifférence la plus totale du «chef», et j’en passe... dès le début ce «chef» ne daignait me regarder que très rarement lorsqu’il donnait ses explications, ce qui est très déconcentrant en plus de déconcertant. En fait ça avait tout l’air d’être une comédie savamment orchestrée, avec un autre ouvrier fils de médecin qui, sans être aussi véhément, tenait des propos contre les juifs à longueur de temps, finissait par rater la moitié des jours de boulot, et était maintenu à son poste malgré tout, alors qu’on me reprochait à moi d’arriver en retard parfois (quelques minutes maximum) ! J’arrivais en effet parfois un peu en retard (en espérant arriver juste à l’heure !) pour éviter de me retrouver à discuter avec les deux autres décérébrés (incluant le polonais) qui étaient censés tenir lieu de collègues. Un jour le polonais m’a attaqué en me poussant incessamment en arrière une fois dehors, après le boulot, sous prétexte que je lui avais gentiment demandé d’arrêter de tenir ses propos habituels et a fini par me faire tomber, puis quelqu’un a fini par courir vers nous pour l’arrêter de me donner des coups de pieds alors que j’étais par terre. Voilà les méthodes (théatrales jusqu’au bout !) de cette boîte pour virer es ouvriers : il a suffit ensuite de dire qu’«on» s’était battu devant l’atelier pour me faire virer, avec une mauvaise foi évidente puisque tout était parfaitement visible (il y avait d’ailleurs le fils de médecin, l’«intérimaire» de service qui observait tranquillement la scène en attendant de repartir avec lui) et de toute façon prévu.
Que l’INCM collabore avec cette pourriture (tout le monde connaît les méthodes de Velib’) est honteux, je tiens à le dire, on n’est pas plus avancé au XXIe siècle que dans Germinal dans certaines boîtes, et les syndiqués SUD qui s’étaient essayé à résister contre le despotisme qui règne dans cette boîte avaient tous été virés avant que j’y bosse ! Alors oui quand j’ai appris le décès de Decaux, grand ami de nos chers politiciens au pouvoir actuellement, j’ai eu envie de crier «hourra», même si ça ne changera rien aux vies professionnelles qu’il a brisé (à ce propos un autre collègue de ma classe, la quarantaine aussi, avait d’ailleurs lui aussi était malmené et viré d’une façon douteuse...) ! Je ne risque pas de redonner un centime pour un quelconque stage à nouveau à l’INCM (ils avaient osé me le «permettre», le fin du fin !) et j’appelle les gens qui me lisent à boycotter cette saloperie de Velib’, merci. On trouve des bonnes occases de vélos pas cher, passez-vous de velib’ autant que possible (je dis bien autant que possible), donnez pas du fric à cette boîte, ça roule mou et c’est moche, vraiment moche !

3 Juillet 2016

PS : je précise tout de même que c’est une façon de parler : la mort de JC Decaux ne changera rien aux méthodes managériales de nombre d’entreprises, seule une prise de contrôle ouvrier de la production le pourrait, bref pas pour demain... et aucune mort ne m’enchante pour elle-même non plus.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

«Quelle est la nature de mon renoncement» est une question dont on ne peut faire l’économie. Eviter de recouvrir des intentions multiples et contradictoires (souvent présentes simultanément dans une décision) par un blabla vertueux : il se peut par exemple que je laisse un femme me quitter non par «renoncement» mais, en partie du moins, par espoir qu’elle revienne sur sa décision un jour, ce qui m’évite l’humiliation d’avouer ma dépendance à mon désir ou amour pour elle. D’un autre côté je ne puis m’empêcher de penser que si je lui ai fait du mal (ce qu’elle estime) et qu’elle me quitte pour ça, ce n’est pas forcément qu’elle n’espère pas me voir m’excuser un jour, cela peut me toucher et même accroître (dangereusement peut être) mon amour (en même temps si j’avais de bonnes raisons, je suis en droit d’exiger d’être bien compris, cela pose le problème des limites de la compassion. Il ne s’agit pas non plus de gonfler l’ego d’autrui, c’est donc compliqué...). En même temps renoncer va vraiment à la longue me détacher, partiellement au moins, de cet attachement qui ferait souffrir... mon narcissisme, mon ego (*) ! Ce n’est donc pas que ce soit «mauvais» de le faire, mais cela interdit tout blabla moraliste. Un vrai sage ne va pas nier les flux contradictoires au sein d’une même décision : ces contradictions sont dans la nature des choses et l’ego peut parvenir à s’abolir pour partie dans son propre mouvement. Il ne va pas, au prétexte qu’il a suivi les «recommandations» invitant au renoncement, perdre de vue tous les composants (contradictoires) de son ego bien réel.
Il est dangereux d’obnubiler les individus par des règles de conduite, car cela peut mener nombre d’entre eux à utiliser la morale comme pur camouflage, ce qui est pire que tout ! Les règles de la bienséance par exemple ne satisfont-t-elles pas facilement au plus haut point une aspiration à simplement apparaître comme «Monsieur-tout-le-monde» histoire de n’être point sujet aux critiques, voire moqueries, voire exclusion...? Ne jamais rien gueuler comme un taré en pleine rue devant des badeaux ébahis ou indifférents est-il en toute circonstance si juste ? Ou bien ne jamais critiquer ou se révolter ?
En dernière analyse on devra admettre qu’il n’y a pas vraiment de recommandation juste intégralement valable relativement à toute situation d’un type donné. Et justement c’est aussi ce qui rend la vie intéressante, que des décisions contradictoires se valent et qu’au final on n’ait que son libre arbitre à disposition. Celui qui comprend cela est un vrai bouddha !

(*) Car si le désir entraîne la souffrance, c’est bien un ego qui souffre...et qu’on veut éviter de faire souffrir en s’empêchant de désirer. S’empêcher de désirer, de demander, de crier, n’est-ce pas d’un certain côté la meilleure façon de protéger son ego, et non de l’abolir ? C’est là que ça se complique et qu’on ne peut s’en tenir à des recettes en matière de «spiritualité»... facilement fumeuse.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il apparaît évident au commun des mortels que l'esprit a une source matérielle, le cerveau… En effet s'il y a tout cet entrelac de connexions situé là où on a l'impression que réside la conscience, ce ne peut être pour rien ! Et pourtant si, c'est ce qu'on appelle une tromperie, dont le but est précisément de nous faire croire dans la matérialité de l'esprit (la simulation ne veut pas qu'on se rende compte qu'elle en est une). Les gens ne se rendent pas compte de l'inconsistance absolue de l'idée qui veut que l'esprit, par des propriétés purement inventées en fonction du besoin, "émerge" de la matière. Ils ne se rendent pas compte que la théorie de l'émergence ne sert qu'à soutenir les apparences. C'est parce qu'ils ne peuvent admettre d'être purement et simplement trompés, délibérément. Il faut que "Dieu" (et on y croit souvent plus qu'on prétend, cela se vérifie dans la croyance que la matérialité serait source de l'être, vision religieuse sur le fond car soutenant l’idée de création) soit bon, il ne peut simplement se foutre de nous. Le cerveau ne peut être juste ce gros amas inutile de connexions (ce n'est pas qu'il soit inutile d'ailleurs, car il est une interface vers la conscience, il permet d'agir dessus, mais c'est tout. Cela dit de même que le cerveau permet d'agir sur l'esprit, il le rend aussi fragile car soumis aux conséquences d'accidents éventuels… Donc le gain résidant jusque-là dans cette interface n'est pas évident…). Donc fausse évidence de l'origine matérielle de l'esprit, alors qu'on n'a aucun moyen de prouver un quelconque processus matériel de création de la perception et pensée elle-même. C'est juste le jeu des apparences qui nous "oblige" (faussement) à penser ainsi. On se réclame pourtant de la science pour faire des affirmations totalement arbitraires, improuvables !
L'argument si fréquent contre la simulation, son caractère irréfutable, est aussi vrai contre l' "esprit-matière" donc. Or l'esprit-matière est une partie de la vision d'un monde qui ne serait pas simulé. Si l'irréfutabilité caractérise aussi une vision d'un monde non simulé, alors ce n'est plus un argument valable ! L'irréfutabilité est un argument spécieux donc. Qu'est-ce qui permet en effet d'infirmer le caractère matériel de l'esprit, alors que cette idée existe juste pour faire correspondre les apparences avec la réalité, alors même qu'elle se passe de démonstration ? est donc une fausse évidence (servant à sauver les apparences) et n'est donc pas scientifique ?
La spéciosité de l'argument "matérialiste" est évidente puisqu'au fond du fait que des évidences appuient l'idée d'une simulation (l'expérience des fentes de Young, à moins d'en réfuter le résultat, est absolument incompatible avec une réalité non simulée : de l'information interagit avec de la matière, ce qui signifie irréfutablement que la matière est codée sous forme d'information. Evidemment cette information a un support matériel à un moment ou à un autre, mais l'information qui y est inscrite n'a pas de propriétés «physiques» particulières supposables évidemment) et que rien de similaire n'existe pour prouver la matérialité du monde, on en déduit que que le monde est matériel (puisque la matérialité est réfutable !). La sophistique matérialiste aura ainsi toujours le dernier mot puisque cela-même qui la remet en cause la renforce ! Au nom de l'irréfutabilité, alors que ce n'est pas vrai. L'esprit-matière est irréfutable aussi en lui-même ! C'est juste qu'il y a des évidences (une en particulier avec certitude) qui le contrarient ! 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le singe fait le singe, le bouddhiste fait le bouddhiste, le chat fait le chat, la souris fait la souris, le chien fait le chien, l’artiste fait l’artiste, le sirop fait le sirop.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Si le désir et l’amour sont souffrance, voire absurdes, il est pire que tout de s’en passer dans une relation !

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il est intéressant de noter que beaucoup de gens qui se prétendent athées n’en parleront jamais pour autant d’une manière un peu provocante de Dieu, du genre .... ... ! Quoi ? A gauche on vilipende toutes sortes d’ «adversaires politiques» qui pourtant sont tout de même moins haut dans la hiérarchie que le Très Haut, en on n’aurait jamais une petite plaisanterie réservée à ce dernier (même sans y croire, qu’est-ce que ça peut bien faire ? Dieu règne de toute façon ne serait-ce que par la foi des hommes, leur inertie et naïveté conséquente) ! Respect de la «diversité» oblige donc, pas de gros mot pour le Très Haut. Même s’il pratique le massacre à longueur de temps et prône la guerre sainte au nom de l’Amour même ! Eh me dira-t’on, pas d’amour sans haine, c’est logique ! Le «massacre d’amour», n’est-ce pas ce que conçoit aussi un certain pieux DT Suzuki (bien vu Zizek), pour ce qui est du côté «zen» de la religion (*) ? On dirait que ce dernier ne fit pas vraiment son deuil du Très Haut non plus, et que surtout il ne compris rien au zen : il fit profil bas après la deuxième guerre mondial, pas très fier de ce que justifia le zen dans  sa version japonaise, le plus largement du moins.
Tout aussi intéressant que la croyance en Dieu aille systématiquement avec la «foi» en lui... et que ceux qui ne croient pas n’aient évidemment pas la foi, et Le haïssent, la plus souvent secrètement, sans même s’en apercevoir.
Certains sophistes comme Ramana Maharsi (dont se réclament pas mal de maîtres spirituels, comme Papaji, au demeurant assez convaincant à sa façon, même si...), contournent le problème en opposant, en substance, le Dieu faux du Dieu vrai (celui qu’on atteindrait vraiment dans le Soi, à la fois distinct et indissociable de ce «Soi»... mais pourquoi l’appeler Dieu si ce n’est pour créer une sorte de subtile (Maharsi est certes intelligent) confusion ? Est-ce pour ne pas voir son inconsistance ?).   

A part ça qu’Il aille se faire foutre ! Et je veux bien aller en enfer, pas de risque d’illusions là-bas !

(*) L’éternel débat sur le bouddhisme : religion ou non ? En principe non, si du moins on néglige certaines références liées à la culture brahmanique du Nord de l’Inde des environs de -500. Il n’y a rien a quoi se relier du point de vue bouddhiste, juste la paix intérieure à trouver. Et la «paix intérieure» qu’on nous vante tant ne se trouve pas en suivant des recettes «bienfaisantes», c’est une combinaison entre le particulier, le vide et la vérité, ça ne connait pas de formule et ça ne marche pas en ligne droite.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Q : Le meilleur ou le pire ?
A : Le pire

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Concernant Dieu : il est possible qu’un être aux capacités mentales très grandes et agissant parallèlement dans des tas de contextes à la fois s’incarne, s’intègre de différentes manières dans la «simulation», y intervienne d’une manière ou d’une autre, sans que cela empêche celle-ci de poursuivre sa propre évolution indépendamment (il est aussi possible qu’il y ait un certain nombre d’êtres qui se répartissent un tel travail). (*)
Si l’on appelle Dieu cet être, sans considération aucune sur un quelconque dessein a priori, moralité, religion, qui interviendrait dans ma destinée, il n’est pas l’émerveillement même. Je ne puis lui prêter aucune intention particulièrement intelligente, convaincante, véritablement pertinente, et l’éclairement se trouve dans le fait même de ne pas s’accrocher aux phénomènes. Je ne rejoins pas spécialement un quelconque Dieu dans les moments d’émerveillement, nul besoin de qualification, labellisation de ce qui est vécu. Dieu est un objet de la pensée et c’est un problème. Le nirvana est au niveau de l’être, qui tend à ne plus rien concevoir ni penser.

(*) Ce serait une possibilité dans le cadre de multiverse-simulations par exemple (immense complexité à ce moment là, exigeant une puissance gigantesque) : dans ce cas, se créent des copies d’un univers dès que voulu ou nécessaire (pour maintenir une sorte de consistance) par une ou des entités «supérieures» (ou un «algorithme» central), copies qui sont remaniées comme souhaité (affectant le monde matériel, les avatars et leurs mémoires et tendances individuelles (re-localisables dans de nouveaux êtres ou «consciences», «pilotables» éventuellement par des entités «supérieures» à un moment ou un autre), les êtres (re-localisables aussi dans de nouveaux corps-mondes plus ou moins semblables), mais affectant aussi pourquoi pas des paramètres comme la chance, la prospérité etc.), créant le continuum apparent dans lequel on évolue, tout en permettant son aspect faussement hasardeux évident.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je n’ai pas toujours compris
        Je ne sais je ne sais
            Ce que tu vois en moi
                Mais je sais mais je sais
                    Rien n’est

Que nous n’ayons pu être toi et moi à la fois
    Moi
        Et vice-versa
            N’a rien d’étonnant
                Et pourtant
                    Je t’aimais vraiment
                        Et t’aime toujours

Mais que peut valoir
    Autre chose que la solitude
        La solitude avec toi
            Toujours là

Tout me ramène toujours à toi
    Tu es haïssable
        Moi aussi
            Voilà
                C’est ainsi    

Je n’ai plus la force
       Je n’ai plus la joie
            Tu seras toujours autre
                Je t’aimerai en silence
                    Proche et loin de toi

Qui sait un jour ?

A toi M pour toujours  

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Gourous, scientifiques etc. nous parlent de choses extraordinaires, de «quantum field» (qui serait à la base de la conscience), de particules qui sont «entangled» (certes), de Jesus, Bouddha, Kundalini etc., autant d’amusements et de visions (plus ou moins cohérentes mais toujours partielles) pour l’esprit. On fait de grandes phrases sur l’amour, la paix universelle (qui serait entravée par un complot «illuminati» ou maçonnique par exemple, mais les fusils et caméras de surveillance etc. qu’on commence à nous pointer dessus un peu partout et dont on commence à comprendre qu’ils ne sont pas vraiment là pour la sécurité, n’ont pas besoin d’être «identifiés», il s’agit de la bonne vieille classe dominante capital + Etat policier et militaire). Tout cela sert à donner à l’esprit une sorte de nourriture, qui fait croître et croître ego et surmoi, «positivement» bien sûr. Or la vérité c’est que l’état ultime n’est rien d’autre que la tranquillité simple et surtout la connaissance de soi, sans représentation particulière (toutes valent ce qu’elles valent). Il ne s’agit pas d’être bon (suivant des critères idéologiques), mais d’éviter d’engendrer la souffrance (parfois la volonté de faire le bien engendrera beaucoup de souffrance, car reste l’ignorance). Il n’y a de «voies» que partielles, ce qui compte c’est de (se) comprendre.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il y a deux attitudes fondamentales possibles face à la vie (qu’on peut plus ou moins «mixer») : une exploratoire et une participative.
Dans le premier cas on ne cherche pas avant tout à résoudre les contradictions mais à les comprendre et finalement à comprendre ce qu’est vraiment la «réalité» (comment elle «fonctionne» et ce qu’elle implique). On va profiter des situations problématiques voire invraisemblables pour tenter de comprendre les mécanismes sous-jacent et non pas avant tout tenter de les résoudre.
Dans le deuxième cas on trouvera de la frustration, ou bien un certain repos de l’âme, voire une certaine béatitude, mais dans une rêverie assumée. On va avant tout aller vers ce qui «marche» (d’une façon ou d’une autre, pragmatique, «spirituelle» mais sur fond de pragmatisme (dans une certaine conception de l’ «amour» par exemple), etc.) en assumant une certaine ignorance, en admettant plus ou moins consciemment et arbitrairement des postulats ou d’autres (comme «ne pas se poser de questions»)...

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Tu parles

Je parle 

                Vous parlez

Pour que bientôt la parole

Ne soit plus qu’un Dadet

                                         Un Daudet

Pour que bientôt parole

Ne soit plus que Dadet

                                    Daudée

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La phrase la plus stupide jamais prononcée : «il n’y a pas de drogué heureux». Comme si l’idée du bonheur n’était pas le problème lui-même !

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Fémiprout, varshonike, balsamic

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le pire prêche le meilleur
Mais souvent conformiste et toujours roublard politiquement

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le caniche, dis pourquoi on l’a tondu comme une niche ?
Je ne sais pas, il était si drôle en boule.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

1. Protocole
Attaché-case
https://www.youtube.com/watch?v=dEaecUuEqfchttp://www.gauchemip.org/spip.php?article9368http://www.jeune-nation.comhttp://www.jeune-nation.comhttp://www.dhammadana.org/bouddha/premier_sermon.htmhttp://www.dhammadana.org/bouddha/premier_sermon.htmhttp://www.budsas.org/ebud/ebdha126.htmhttp://www.budsas.org/ebud/ebdha126.htmshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2shapeimage_2_link_3shapeimage_2_link_4shapeimage_2_link_5shapeimage_2_link_6shapeimage_2_link_7